ENVIRONNEMENT
Vous l’ignorez peut-être, mais l’université québécoise est présente dans votre vie de tous les jours, et contribue très concrètement à votre qualité de vie et à celle de votre environnement.
À titre d’exemples…
- L'érosion du littoral aura malheureusement de plus en plus de conséquences sur les populations et les infrastructures côtières. Une nouvelle Chaire de recherche en géoscience côtière va permettre de mieux comprendre les impacts de l'érosion sur les côtes maritimes du Québec. Toute une équipe de professeurs et d'étudiants en géographie d’une université québécoise concentrera ses énergies afin de mieux comprendre ces phénomènes géophysiques et de proposer des solutions aux problèmes existants.
- Connaître le poids de tous les arbres du Québec ? Peser la forêt ? La question elle est lourde de conséquences dans le débat entourant le rôle des forêts dans le bilan du carbone et dans la lutte au réchauffement climatique. Des chercheurs d’une université québécoise ont récemment mis au point un outil qui permet d’estimer rapidement et efficacement l’abondance et la répartition de la biomasse forestière sur de vastes territoires à partir de données satellitaires. Mise à l’épreuve sur l’ensemble du territoire québécois, leur méthode révèle que la biomasse des arbres québécois atteint 4,9 milliards de tonnes, ce qui, en termes de contenu en carbone, équivaut à 54 fois les émissions du Québec en 2005 ou environ le tiers des émissions mondiales en 2004.
- Deux chercheurs québécois ont rompu avec la tradition : plutôt que des solvants toxiques, ils utilisent un solvant très courant et non toxique, l’eau. En collaboration avec un professeur de l’Université de Lund, en Suède, ils étudient des techniques qui modifieront grandement notre capacité de produire des produits chimiques, et non des déchets, dans l’avenir.
- La qualité de l’eau de votre robinet vous inquiète ? Un centre de recherche, développement et validation des technologies et procédés en traitement des eaux fondé en 2003 et reposant sur la collaboration de cinq universités québécoises offre une plateforme technologique unique au Canada qui permet de tester et de valider la plupart des technologies de traitement des eaux, aussi bien en laboratoire qu’au niveau banc d’essai et pilote semi-industriel. Grâce à des équipements de pointe, les chercheurs québécois sont en mesure d’étudier les problèmes émergents de qualité des eaux et de valider sur le terrain les innovations technologiques.
- Réchauffement climatique = hausse du taux de mortalité au Québec ?
Si rien ne change, le réchauffement climatique pourrait accroître le taux de mortalité estivale dans certaines villes du Québec au cours des prochaines décennies. Des simulations statistiques effectuées par des chercheurs d’une université québécoise sur les villes de Montréal, Québec et Saguenay révèlent que, si les prévisions les plus prudentes concernant le réchauffement climatique se concrétisent, le taux de mortalité estivale dans ces trois villes sera environ 2 % plus élevé en 2020 et 10 % plus élevé en 2080. - Comment minimiser l’impact de nos activités sur l’environnement ? Comment favoriser les investissements dans les technologies moins nocives ou l’utilisation des énergies renouvelables ? Un écoconseiller analyse globalement un problème lié à la gestion des ressources naturelles pour proposer des solutions locales adaptées aux réalités sociales. Pour former ces « écoconseillers », une université québécoise a été implantée la première chaire en Écoconseil en Amérique du Nord.
- C’est le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a remporté le prix Nobel de la paix en 2007 conjointement avec l’ancien vice-président des États-Unis, Al Gore, pour leurs efforts de collecte et de diffusion des connaissances sur les changements climatiques pour avoir posé les fondements des mesures nécessaires à la lutte contre ces changements. Un seul Québécois (René Laprise) figure parmi les membres du GIEC. Il est professeur dans une université d’ici et figure parmi les auteurs principaux du 4e Rapport d’évaluation du GIEC.
- L’air que vous respirez vous inquiète - De nouveaux projets de recherche sur la qualité de l’air et les changements climatiques sont en marche dans une université québécoise (Damon Matthews). Ces recherches pourraient aider le pays à atténuer l’impact des changements climatiques et à s’y adapter.
- La fameuse « marée rouge » du Saint-Laurent de l’été 2008 était-elle un phénomène inhabituel ? Selon des experts réunis dans une université québécoise récemment, cette marée rouge est un phénomène naturel qui se serait produit avec une ampleur hors de l’ordinaire, en raison de conditions de pluie et de vents propices à son expansion. À notre époque, il semble que le nombre de cas signalés de telles marées est en augmentation depuis 30 ans, dans plusieurs régions du monde.
- Les sites miniers abandonnés sont une menace environnementale. Comment les restaurer ? Des chercheurs de deux universités québécoises (Michel Aubertin et Bruno Bussière) sont au travail pour élaborer avec des partenaires les solutions nécessaires à ce défi environnemental et économique.
- Associée au bruit et à la pollution, la ville comporte son lot de problèmes environnementaux. Comment réduire les émissions polluantes et les gaz à effet de serre? L'étalement urbain, les combustibles fossiles et l'industrie agricole, située non loin des grands centres, soulèvent de nombreux dilemmes. Des chercheurs québécois étudient les facteurs de pollution urbaine et recherchent des solutions à ces problèmes qui affectent tous les résidents.
- Un fleuve menacé - La pollution tue de plus en plus de bélugas dans le fleuve Saint-Laurent. Des chercheurs d’une université québécoise (S. De Guise, C. Girard, A. Lagacé, S. Lair, D. Martineau et I. Mikaélian) mènent des autopsies sur les carcasses récupérées de bélugas pou comprendre les causes de leur décès.
- Remplacer le pétrole ? On le souhaiterait bien. Une chercheure québécoise (Patsy Kearny) s’est penchée sur la solution de l’éthanol pour remplacer en partie l’essence.
- La fabrication du ciment nécessite une calcination de la pierre calcaire, procédé qui libère dans l'atmosphère près d'une tonne de CO2 par tonne de ciment fabriqué. Comment éliminer ce CO2 issu des centrales à béton ? Un chercheur d’une université québécoise a mis au point un procédé chimique qui permet d’augmenter la qualité du béton tout en réduisant les gaz à effet de serre et en valorisant la cendre volante qui était une nuisance environnementale. De plus, grâce à une meilleure compréhension des phénomènes chimiques en jeu, l’équipe de ce chercheur a identifié des systèmes chimiques capables de «masquer» le carbone, donc de neutraliser son action néfaste dans le béton.
- La fonte du pergélisol - La majorité des villages nordiques sont construits sur des sols gelés. Mais la fonte récente du pergélisol cause des problèmes d'aménagement et de stabilité des infrastructures. Un centre de recherche interuniversitaire québécois (CEN) mène un vaste programme de recherche sur le pergélisol des zones habitées du Nord.
- Mieux comprendre les écosystèmes qui caractérisent les pays nordiques est un défi pour un territoire comme le Québec. Voilà autant de préoccupations qui motivent les étudiants et un professeur d’une université québécoise en région. Notre nordicité nous impose en effet des écosystèmes uniques. Il faut donc essayer de mesurer la dynamique des populations animales, de comprendre les influences humaines dans ces systèmes et aussi, de proposer des moyens pour limiter les dommages à la biodiversité et pour faire du développement durable.
- Un nouveau plastique végétal pourrait bientôt envahir les étalages. Expert de la morphologie et de l’interface des mélanges de polymères, un professeur québécois concilie ses activités en recherche fondamentale et les démarches de commercialisation d’une récente découverte, un plastique performant et bon marché constitué à 50 % d’amidon thermoplastique, une substance naturelle que l’on retrouve dans la plupart des végétaux. Moins dommageable pour l’environnement, moins coûteux et aussi performant que les polymères traditionnels, ce plastique ouvre de multiples voies et constitue un pas additionnel vers le développement durable.
- Les chimistes du siècle dernier nous ont légué l'industrie pétrolière, le plastique, et les gaz à effet de serre. Ils n’ont pas très bonne réputation environnementale… Mais ceux du XXIe siècle se voient confier une tout autre mission : produire avec le moins de ressources possible et surtout, sans laisser de traces. De quoi verdir une profession en mal de popularité. Car la chimie permet aussi de trouver des procédés véritablement environnementaux. Des chercheurs d’universités québécoises sont à l’origine de la chimie verte qui utilise, notamment, des solvants plus écologiques.
Tous les spécialistes qui se penchent sur l’environnement et son effet sur notre vie quotidienne partout au Québec, ingénieurs, chimistes, biologistes, architectes, planificateurs urbains, etc. sont diplômés des universités québécoises…
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